Les Origines

Le nom de Rostrenen est formé des termes bretons "Roz" et "Draenen" signifiant colline et ronce.

A l'époque Gallo-Romaine, Rostrenen s'est trouvé être un carrefour de prédilection avec Carhaix (Vorgium) d'où partaient les deux principales artères romaines : celle qui conduisait à Rennes (Condate) et celle qui allait à Saint-Malo (Aleth) ainsi qu'une autre voie en direction de Vannes (...).

La Ville ne prend naissance qu'à l'époque médiévale quand est bâti un modeste château en bois, sur la pente d'un coteau près d'un étang (à l'emplacement actuel de la mairie), par un Baron au VIIème siècle.

La Baronnie

Fontaine

 

Au XIème siècle, un donjon sera construit à sa place qui abritera pendant longtemps la puissante Baronnie de Rostrenen (Riwalon, Sénéchal de Bretagne en 1068), qui s'étendait sur 4 cantons jusqu'à la révolution, et qui relevait de la sénéchaussée de Carhaix. Le château était entouré de hautes muraillles baignées par un étang.

Certains de ces barons s'illustrèrent dans l'Histoire : Geoffroy de Rostrenen durant la dernière croisade de Saint-Louis (au XIIIème siècle), le Baron Pierre VI combat aux côtés de Duguesclin (en 1370), le Baron Pierre VIII - Lieutenant des Armées - boutera les anglais hors du pays aux côtés de Jeanne d'Arc.

"En 1581, Toussaint de Beaunamoir mestre de camp des armées du roy, baron de Rostrenen, fit construire un fort donjon et de belles arcades et voûtes de pierres de taille sous terre, donnant vers la motte de l'étang. Les murs avaient dit-on, 18 pieds d'épaisseur."

"Du temps de ce seigneur, en 1592, et durant 3 ans, le château, où il y avait quelques garnisons, soutint 4 sièges dirigés par le duc de Mercoeur, pour la ligue.

Ayant été pris au bout de 3 ans dans l'espace de 7 jours entiers, il fut brûlé et ruiné de sorte que personne des gens de guerre n'y puisse plus loger à l'avenir. Il fut démoli, ainsi que les fortifications, par ordre de Henri IV en 1601, sous Hélène de Rostrenen, fille de Toussaint."

Il aurait été rasé après la seconde guerre (fin des années 40).

Après la destruction du château sous Henry IV un nouveau château fut construit par un entrepreneur de QUIMPER, à la demande de la duchesse d'Elbeuf, baronne de Rostrenen au XVIIIème.

Il fut habité jusqu'à la Révolution par les derniers barons de Rostrenen. Puis ce château a servi de prison (comme Campostal) et de gendarmerie.Y furent enfermés des nobles de la région pendant la période révolutionnaire.

Pendant les travaux de creusement du Canal de Nantes à Brest, ce château servit d'hôpital pour les forçats (qui étaient des prisonniers politiques) travaillant à la "Tranchée" et qui étaient hébergés au "bagne de Perran" en Glomel.

Enfin, le château a été transformé en "école de filles" jusqu'à la construction de l'école Edouard Herriot vers 1934 - 1935. A de nouveau servi d'école pendant l'occupation allemande (la Kommandatur se trouvant alors à l'école des filles).

Au centre, on distingue sur cette photo du début du siècle ce qu'il restait du second château.

Il a été démoli en 1951 et remplacé par les bâtiments de la poste actuelle.

LE DEVELOPPEMENT

Tout autour du château, la ville s'est développée sur le flanc ouest d'une petite colline connue sous le nom de Miniou qui culmine à 263 mètres.

(Aujourd'hui encore, une bonne partie des rues suivent le profil du piton rocheux, à l'exception de 2 ou 3 anciennes étendues d'eau comblées à présent et transformées en places.)

Sous l'Ancien Régime, l'exploitation forestière permet le développement de Rostrenen. A la révolution, le Bourg compte 900 habitants. En 1790, il est érigé en commune.Il est même Chef-Lieu de District jusqu'en 1795.

C'est à cette époque que naît la vocation Rostrenoise de centre d'une zone agricole . Grâce au développement des voies de communication, la commune se désenclave. Elle attire une importante population scolaire. Elle devient la ville artisanale et commerciale de sa région.Le mardi, jour de marché, est le grand jour d'animation.

LE MIRACLE DE DECEMBRE 1300

On était au mois de Décembre 1300. A quelques pas des douves du Château, un fait inexplicable attirait l'attention des habitants de la bourgade qui s'était formée à l'abri de la forteresse. C'était un rosier qui se couvrait de feuilles et de fleurs "même au cœur de l'Hiver".

Un habitant de la petite cité se décida de fouiller les alentours du merveilleux rosier. Il découvrit alors une STATUE EN BUSTE, de la Vierge, sculptée dans un cœur de chêne, et en admirable état de conservation.

La nouvelle se répand dans la bourgade, au château du Baron, et dans les paroisses du voisinage.''

"Le buste de Notre-Dame est solennellement transféré, au milieu d'une foule immense, à la chapelle du château, en attendant que l'on élève en l'honneur de Marie, une église plus digne de sa grandeur et de ses bienfaits".

DEBUT DES PELERINAGES

Les miracles se succédant, les pélerins accoururent de toute la Cornouaille (plus particulièrement pour l'anniversaire de la découverte du buste, en décembre. Ce fut là l'origine du Pardon et de la foire du BOD ou foire du buisson qui a lieu toujours le premier mardi de Décembre. Quant au Pardon, pour des raisons de commodité, il a été transféré à la mi-août).

A la fin du XVIII•, la fête se célébrait avec beaucoup de splendeur. Les paroissiens, vêtus de costumes variés représentaient divers personnages de la Bible et de vieux "mystères" du Moyen Age.

La tradition nous rapporte que nos pères avaient imaginé un ingénieux mécanisme au moyen duquel un ange descendait du clocher, une torche à la main et venait allumer un feu de joie dressé à l'entrée de la "chaussée de l'étang", statue d'un ange vêtu" relatée dans l'inventaire de 1794 par la municipalité .

La fontaine qui avoisinait le buisson miraculeux devint également l'instrument de nombreuses guérisons.

La fontaine (l'édifice) fut construite en 1696 par Loyer, doyen de la collégiale.

Elle était entourée d'une galerie circulaire qui a été malheureusement enterrée.

Dans les années qui suivirent, la Chapelle du château étant, d'une part, devenue trop petite pour contenir l'affluence toujours croissante des pèlerins, et d'autre part les dons arrivant de toute la Bretagne, les Barons décidèrent de construire une église plus vaste.

En savoir plus

A l'affiche

Quelques images

Lettre d'information

Aller au haut